Une scénographie paysagère vivante
La végétalisation du parc Diderot intègre une grande diversité d’arbres plantés, avec 32 essences différentes, sélectionnées pour créer un spectacle végétal tout au long de l’année. Parmi elles, des acers, des aulnes, des amélanchiers, des prunus et une collection de chênes transforment le paysage au fil des saisons : feuillages flamboyants en automne, ombrage rafraîchissant en été et floraisons généreuses au printemps. Le jardin aquatique, conçu avec une palette végétale adaptée aux milieux humides, accueille des menthes aquatiques, des myosotis des marais, des sagittaires et des iris. “Des espèces relativement classiques mais qui, en juin, offrent un véritable spectacle d’abondance et de couleurs, tranchant avec l’environnement urbain environnant”, partage Ghislain de Larouzière. Ce micro-écosystème aquatique a rapidement été adopté par la petite faune locale, comme en témoigne l’apparition spontanée de poules d’eau et de libellules.
À proximité des anciens sheds, un jardin de simples a été aménagé et est entretenu par la Ville. Cet espace, accessible aux habitants, sensibilise à l’agriculture urbaine par la culture de plantes potagères (artichauts, etc.) et la plantation de petits fruits rouges (framboises, groseilles, etc.)
Un travail minutieux a également été mené sur les clôtures du parc. Certaines, en tôles perforées aux motifs végétaux, réalisées par l’entreprise ECMB, complètent la signature visuelle du parc. “Malgré leur opacité, elles créent un effet de transparence qui participe à l’esthétique globale du site”, complète le paysagiste concepteur.En complément, des ganivelles en bois viennent marquer naturellement les cheminements et protéger les plantations. Enfin, un muret d’assise en bois, réalisé par l’entreprise ECMB, encerclant l’aire du bateau pirate, démarque l’espace tout en servant d’assise aux parents surveillant leurs enfants ou aux promeneurs souhaitant faire une pause.
Un chantier aux multiples défis
Le chantier du parc Diderot a été marqué par de nombreux aléas techniques et contextuels. La construction du groupe scolaire voisin a entraîné des retards, complexifiant la gestion des accès et la coordination des travaux. De plus, la découverte d’une pollution résiduelle liée à l’ancienne usine a nécessité une dépollution imprévue, impactant encore le calendrier. La crise sanitaire, les aléas météorologiques et la réhabilitation des anciens sheds, transformés en salle polyvalente, garderie, crèche et toilettes publiques, ont également pesé sur l’avancement du projet. Malgré ces défis, la mairie de Pantin et les équipes du projet ont su s’adapter, permettant une livraison en juillet 2021, pour le plus grand bonheur des habitants.
Aujourd’hui, la transformation du parc Diderot a permis de réduire l’insécurité et de recréer un cadre accueillant. Cette nouvelle dynamique marque une évolution positive du quartier, renforçant son attractivité et sa qualité de vie.